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Mercedes-Benz SLK 350 2012 : essai routier

par Miranda Lightstone / Auto123.com

Le look d'une voiture peut nous attirer ou nous repousser; c'est aussi simple que ça. En général, soit on aime, soit on déteste. Il n'y a pas d'entre-deux, de zones grises. À l'image d'une maison ou d'un morceau de vêtement, une voiture peut faire naître de fortes émotions et opinions, surtout quand elle coûte plusieurs dizaines de milliers de dollars. 

Quand on parle de la Mercedes-Benz SLK 350 2012 entièrement redessinée, tout est une question de look. Je ne dis pas qu'elle n'a rien à offrir sous le capot ou derrière le volant, mais c'est assurément son design qui attire et retient l'attention des gens. 

Prenons donc le temps de regarder cette jolie bête de plus près. Quelques personnes au cours de ma semaine d'essai m'ont souligné son côté nettement féminin. Mais comment est-ce possible en admirant son faciès inspiré de la SLS AMG? Cette seule partie de la voiture démontre tellement d'agressivité et de masculinité qu'il est difficile d'insinuer que la SLK 350 est un char de filles ou autre chose du genre.

Coupé ou cabriolet, la saisissante Mercedes adopte une solide posture. Elle ne perd rien de son sex appeal lorsqu'on déploie la capote rigide à commande électrique. Puis, quand on veut exposer le chic habitacle au monde entier et sentir le chaud soleil sur ses bras, 20 petites secondes suffisent pour la ranger dans le coffre. Remarquez, même avec la capote en place, le cockpit paraît dégagé et aéré (bien qu'il ne puisse accueillir que deux occupants) grâce à un toit panoramique teinté appelé Vario-Roof. Ce dernier utilise un polycarbonate spécial qui laisse pénétrer la lumière du jour tout en réduisant l'effet des rayons UV. 

Si vous désirez une SLK 350 vraiment spéciale, Mercedes-Benz propose le système MAGIC SKY CONTROL. Lorsqu'une tension électrique est appliquée au verre, les particules que comporte ce dernier s'orientent de manière à laisser passer la lumière. En l'absence d'alimentation électrique, ces particules s'orientent au hasard : la lumière est alors partiellement bloquée et le verre devient foncé. On peut toutefois imaginer qu'un truc aussi complexe finira par se briser et coûter un bras à réparer. 

Mon modèle d'essai ne bénéficiait pas de cette technologie farfelue et je ne me suis pas sentie défavorisée pour autant. Le toit panoramique Vario-Roof se veut une touche plaisante lorsque la capote est fermée (ce qui ne devrait pas arriver si souvent) et donne l'impression que l'habitacle est plus grand qu'en réalité. Mais puisque l'escamotage de la capote ne nécessite qu'une vingtaine de secondes, je parie que vous aimerez rouler à l'air libre la vaste majorité du temps, tout comme moi. 

Le toit panoramique Vario-Roof se veut une touche plaisante lorsque la capote est fermée et donne l'impression que l'habitacle est plus grand qu'en réalité. (Photo: Sébastien D'Amour/Auto123.com)

Chers amis canadiens, ne craignez rien : la période de service de ce cabriolet se prolonge de quelques semaines au printemps et à l'automne. Disponible en option, le panneau de plexiglas rétractable entre les deux arceaux de sécurité sert à réduire les turbulences. Pendant ce temps, le système AIRSCARF intégré aux sièges souffle de l'air chaud autour du cou des passagers. Quel bonheur! 

Les sièges s'avèrent confortables peu importe la durée du voyage. (Photo: Sébastien D'Amour/Auto123.com)

Bien sûr, ce ne sont pas les seuls éléments intéressants à l'intérieur. Habillée d'un superbe cuir rouge, ma SLK 350 2012 était vraiment sur son trente-six. Certaines voitures biplaces peuvent nous faire sentir coincés, mais pas celle-ci. Les sièges s'avèrent confortables peu importe la durée du voyage et le rangement surprend : petites pochettes derrière les dossiers, compartiment au centre et gros coffre à gants à l'avant. 

Il va sans dire que le coffre arrière devient un peu inutile avec la capote remisée; seulement 225 litres d'espace restent disponibles. Par contre, une fois la capote sortie, je peux vous confirmer qu'un petit réfrigérateur d'un pied cube se loge aisément aux côtés de quelques sacs d'épicerie (qui ose prétendre qu'une décapotable ne peut servir de véhicule de livraison?).

En termes de style, l'habitacle de la Mercedes-Benz SLK 350 vise dans le mille. Du volant à base plate jusqu'à l'éclairage ambiant rouge, le décor paraît à la fois sophistiqué et inspiré de la course. De plus, même si le système d'infodivertissement présente des fonctionnalités limitées et un affichage ennuyant pour mourir, il demeure facile à naviguer de par sa simplicité. 

Prenons du recul et contemplons à nouveau la SLK dans son intégralité si vous le voulez bien. À première vue, elle semble plus imposante qu'un roadster ordinaire. D'ailleurs, comparée à la minuscule Mazda MX-5 GT que j'ai testée quelques semaines plus tôt, l'Allemande a l'air d'une baleine échouée. Toutefois, sur la route, elle nage comme un petit poisson dans l'eau.

Certes, il existe des Mercedes beaucoup plus puissantes, mais la SLK 350 livre définitivement la marchandise quand vient le temps de s'amuser au volant. Derrière sa physionomie menaçante, elle cache un nouveau V6 de 3,5 litres à injection directe qui génère 302 chevaux et 273 livres-pied de couple. Ajoutez une boîte automatique 7G-TRONIC PLUS à sept rapports (pourquoi autant de lettres majuscules, Mercedes?) et vous obtenez une conduite dynamique et d'une grande douceur. 

Derrière sa physionomie menaçante, elle cache un nouveau V6 de 3,5 litres à injection directe qui génère 302 chevaux et 273 livres-pied de couple. (Photo: Mercedes-Benz)
 

Comme le veut la tendance actuelle, la SLK propose différents modes : E (économie), S (sport) et M (manuel). On retrouve également des sélecteurs de vitesses au volant. En mode manuel, les passages sont assez rapides; pour le reste, ils se révèlent un peu trop hésitants et laborieux à mon goût. 

Le plus surprenant avec cette voiture, c'est la qualité du roulement. Je m'attendais à quelque chose de très dur en raison de sa nature sportive et de la position de conduite ultra basse. Je craignais de voir ma colonne vertébrale se comprimer à la moindre bosse rencontrée, mais la SLK m'a épargnée, même en mode S. Pourtant, quand j'enchaînais les virages à haute vitesse (ce que j'ai l'habitude de faire), elle ne tanguait pas et son train arrière ne se dérobait qu'une fois provoqué (exactement comme j'aime). 

 

Bébé de la famille de roadsters du constructeur allemand, elle ne domine pas côté performance ni prestige, mais à 66 500 $ (prix de base), sa sportivité abordable la rend encore plus attrayante. (Photo: Sébastien D'Amour/Auto123.com)

Là où la Mercedes-Benz SLK 350 2012 brille le plus, c'est peut-être au niveau du prix. Bébé de la famille de roadsters du constructeur allemand, elle ne domine pas côté performance ni prestige, mais à 66 500 $ (prix de base), sa sportivité abordable la rend encore plus attrayante. Je me verrais bien la conduire dans la vie de tous les jours. Elle conserve un petit côté pratique, elle affiche un look d'enfer et elle possède assez d'énergie sous le capot pour me satisfaire n'importe quand. 

En somme, le design général de la SLK 350 m'a profondément attirée et sa conduite m'a donné envie de rester au volant le plus longtemps possible.